Les investisseurs se donnent un air de respectabilité en ligne

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Le pari sur Internet a fait beaucoup de chemin ces dix dernières années, écrit Roger Blitz

Cela devait être une conférence de routine pour Norbert Teufelberger, à l’occasion de la visite du co-directeur général de bwin sur le terrain d’entraînement du club de football de Monaco.

La société de pari en ligne basée en Autriche venait juste de signer un contrat de sponsoring avec le club de football de Monaco, mais la journée a très rapidement basculé pour son partenaire commercial Manfred Bodner et lui lorsque la police spéciale française s’est invitée à la fête.

A la fin de la journée, les cofondateurs de bwin étaient en cellule dans une prison française, après avoir été arrêtés pour infraction aux lois anti-jeux françaises.

« Cela a été le point le plus noir en dix ans d’activité dans le secteur », déclare M. Teufelberger. « Si nos femmes ne nous avaient pas soutenus, nous aurions pu arrêter ».

Trois ans plus tard, l’avenir de M. Teufelberger est bien différent. bwin est une des plus grosses sociétés de paris d’Europe, la France a fait volte face et s’oriente vers la régulation du marché du pari et la communauté des investisseurs, prudente à l’idée d’être associé à une industrie à la légalité douteuse, vient frapper à la porte de M. Teufelberger.

« Les investisseurs sont très nombreux à vouloir nous rencontrer, » déclare-t-il. « De grosses sociétés d’investissement prennent positions. »

bwin a survécu, mieux que la plupart des autres, aux revers juridiques et aux mesures répressives contre l’industrie du pari en ligne. Les actions, au cours des douze derniers mois, ont augmenté de 177 %. La société compte 20 millions d’utilisateurs enregistrés et devrait atteindre cette année ses objectifs de revenus du pari bruts de 450 millions de livres (447 millions d’euros) et un résultat ajusté avant impôts, intérêts et amortissements de 110 millions d’euros.

Le pari en ligne, tout comme bwin, n’est pas insensible à la récession, mais M. Teufelberger pense que la société est bien positionnée pour profiter de la consolidation et de l’ouverture des marchés du pari protectionnistes.

« Je pense réellement que nous allons devenir les plus grands dans notre secteur. Il faut consentir à des efforts importants pour être conforme, techniquement, et proposer des produits différents au niveau régional. Nous serons très similaires à l’industrie des télécoms. »
Les deux cofondateurs se sont associés il y a 10 ans, alors qu’ils recherchaient un modèle commercial basé sur Internet.

M. Teufelberger a apporté pour sa part son expérience après avoir travaillé avec l’opérateur de jeu national autrichien et aux Etats-Unis, son partenaire a été le créatif du projet.

Le pari en ligne demeure immature et jeune selon lui, mais le rythme de l’évolution a été plus lent que prévu, en raison des obstacles règlementaires.

Toutefois l’évolution s’accélère, déclare M. Teufelberger, pas en raison de la pression de la Commission Européenne pour ouvrir des marchés, mais parce que les responsables politiques cherchent de nouveaux revenus fiscaux.

Il pense que l’Italie a prouvé qu’elle était le marché le plus progressiste d’Europe, suivi par le Royaume-Uni, alors que le Danemark leur emboîte le pas. Le marché allemand semble s’ouvrir, alors que la législation française sur la régulation du marché a « beaucoup d’atouts, mais également beaucoup d’inconvénients inacceptables. »

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